mardi 19 janvier 2016

Transplantations: Des rejets d'organes solutionnés !

DE REJETS D’ORGANES INEXPLIQUÉS ENFIN COMPRIS

Un article pleins d'espoirs pour les nombreuses personnes en attente d'une transplantation.
On n'est peut-être qu'au début mais ... ça avance !

Dre Marie-Josée Hébert et Mélanie Dieudé. Photo : CRCHUM
Des chercheurs canadiens – dont la Dre Marie-Josée Hébert et Mélanie Dieudé, du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) – ont découvert une nouvelle structure cellulaire responsable de rejets jusqu’alors inexpliqués lors de greffes d’organes.
«Nous sommes enthousiastes, parce que ça change un paradigme de base dans le domaine de la transplantation », a indiqué la Dre Hébert. Explications en quatre étapes d’une trouvaille qui pourrait révolutionner les greffes.

UNE GREFFE SUR DIX EST REJETÉE

Habituellement, c’est une réaction du système immunitaire du receveur face au greffon – considéré comme un intrus – qui cause le rejet des greffes. Lors d’une transplantation, les médecins s’assurent que le donneur et le receveur sont compatibles pour les groupes sanguins et les antigènes HLA (une sorte de carte d’identité unique à chaque personne), pour minimiser les risques. Malgré tout, 10 % des greffes donnent lieu à un rejet.

COUPABLES : NOS VAISSEAUX SANGUINS

Surprise : les chercheurs ont découvert que des patients réagissent contre des composantes de leurs propres vaisseaux sanguins, avant même de recevoir une greffe. « Nos vaisseaux sanguins, lorsqu’ils sont endommagés, vont alerter notre système immunitaire contre nous et contre les mêmes composantes dans un greffon », explique la Dre Hébert.
Les vaisseaux le font en relâchant de petites vésicules membranaires « qui contiennent un système enzymatique qui permet d’envoyer des messages très actifs au système immunitaire », précise-t-elle.

POSSIBLE DE LES NEUTRALISER

Bonne nouvelle : l’équipe de la Dre Hébert a trouvé une façon de bloquer le « moteur enzymatique » de ces petites vésicules à l’aide d’un médicament déjà utilisé chez les humains pour traiter certains cancers de la moelle osseuse, le bortézomib (à mémoriser en vue de votre prochaine partie de Scrabble). Son effet ? Grâce à lui, le système immunitaire ne réagit plus aux alertes. « Les résultats sur des cellules en culture et chez l’animal sont prometteurs et une étude clinique chez l’humain est en cours », précise un communiqué du CRCHUM. (Montréal)

TRAITER RECEVEURS ET ORGANES

Ces découvertes pourraient sauver des vies, en permettant la réussite de plus de transplantations. Receveurs et organes pourraient être traités avant l’opération. « Maintenant, on ne met plus les organes à transplanter seulement sur la glace, fait valoir la Dre Hébert. On les met sur machine, dans un circuit fermé où on les perfuse. On peut rajouter des médicaments dans ce circuit. »

ESPOIRS !!
Sources : Marie Allard La Presse
Pour voir le communiqué du Centre hospitalier de Montréal, cliquez ici.

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